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  • : Le blog de Marc Carrère
  • : Récits et photos de voyages et balades en Camping-Car en france ou à l'étranger.
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  • Marc Carrère
  • Marié à Françoise. 2 Filles
 Corinne et Laurence.
 4 Petits enfants
 Maëlle, Tristan, Arnaud, Enora.
 Retraité.
 Camping-Cariste depuis 2005.
  • Marié à Françoise. 2 Filles Corinne et Laurence. 4 Petits enfants Maëlle, Tristan, Arnaud, Enora. Retraité. Camping-Cariste depuis 2005.

     Le monde n'appartient pas à celui qui le possède, mais à celui qui le contemple.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:41

 

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          Voilà quarante ans que nous, Françoise et Marc, nous Marièrent. Histoire de réunir notre famille nous avons décidé de fêter cet événement le samedi 10 Mars 2012. Bien sur, tout le monde ne put se libérer, Patrice et Emilie manquaient à l’appel. Ils trouveront peut-être ici un petit aperçu de la fête.

 

 

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          Dès  qu’elle eut connaissance du projet, maman s'est lancée avec beaucoup de réussite dans la confection des menus.

 

 

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          40 ans de mariage sont honorés par les noces d'émeraude, le vert fut donc la dominante de la soirée.

 

 

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          Les trois tables nécessaires à la réception pas plus que les assiettes n’échappèrent à la couleur précieuse.

 

 

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          Les invités arrivent. En bas, sur la table du séjour, s'accumulent de nombreuses potées fleuries.

 

 

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          Dès l’arrivée en haut de l’escalier qui mène au grenier, Tristan et Arnaud assurent un tout aussi rigoureux que fantaisiste contrôle d’identité.

 

 

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          Passé cette délicate formalité, l’apéritif autorise un moment de convivialité.

 

 

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          Mais n’est-ce pas un pistolet qui apparaît à gauche de la photo de droite ? J’avais pourtant demandé qu’il soit rangé pour la suite de la journée. Il aura donc passé le portique de sécurité, il est vrai qu’il appartient à l’un des deux boys chargés de la sûreté. Il est parfois difficile de se faire entendre.

 

 

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          Beaucoup plus sages les cousines Lucille et Anaïs font le bonheur de celles qui les voient passer entre leurs mains.

 

 

 repertoire-6 0022           L'ambiance était très animée à la table des anciens, avec des blagues et des chants.

 

 

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          Bizarrement plus calme pour celle des cousins, il est vrai que les jeunes mamans avaient à surveiller leurs petites Lucille et Anaïs. Et que pour cause de match de rugby, Jérôme était arrivé en retard. Mais bon, on lui pardonne, ils ont gagné.

 

 

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          Plus ludique était celle des enfants, lorsqu’ils  s’y trouvaient bien sur.

 

 

P1030836          Le poulet basquaise a été apprécié à sa juste valeur.

 

 

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          Allumer et souffler les bougies, fut pour nous l'occasion de passer à toutes les tables. Comme il y a quarante ans, nous nous sommes affranchi de cette procédure avec grand plaisir.

 

 

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          Vint ensuite la distribution et l'ouverture des cadeaux, et il y en avait avec de belles surprises. Nous formulons ici un grand merci à tous.

 

 

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          A voir nos mines hilares lors de l'inévitable photo de famille, il avait du y avoir un gag dans la salle à ce moment là.

 

 

 repertoire-6-6354.JPG          En un remarquable discours, Jacqueline nous a remémoré la journée du 11 Mars 1972.

 

 

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          Et la fête a repris ses droits avec chants pour les uns, danse pour les autres,

 

 

repertoire-6-6375.JPG          et sorte de show à l'américaine pour les petits.

 

 

repertoire-6 0049          Sans oublier de trinquer à la bonne santé de tous.

 

 

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          Voilà, la page est tournée, alors pourquoi pas, peut-être aux noces d'or...

 

 

 

Marc et françoise Mars 2012 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 08:50

 

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          Elles courent, elles marchent, elles volent, elles rampent... Il y en a de toutes les couleurs, ternes pour mieux se dissimuler, ou bien très colorées pour signaler leur dangerosité, ce qui généralement suffit à assurer leur protection.

          Elles se font une chasse permanente pour subvenir à leur alimentation. Les unes sont donc la proie des autres et la survie est une lutte permanente.

          Si nous avons plaisir à rencontrer certaines d'entres elles, il y en a qui ont tendance à nous faire fuir. Toutes ont pourtant leur place dans la nature.

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          Ces mouches appartiennent au genre Empis, Tessellata pour la première. Quant au deux suivantes, j'hésite entre Opaca et Livida. Tout ce que je peux dire, c'est qu'elles sont posée sur l'Erodium crispé pour l'une et l'Erodium de manescau pour l'autre. ( les Erodiums appartiennent à la famille des géraniums)

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           Cette espèce de larve paraît assez répugnante, dans quelques jours elle se transformera pourtant en jolie petite coccinelle.

 

 

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          Tout le monde connaît le Moro Sphinx, ce papillon au vol très rapide qui se contente de faire du vol stationnaire pour butiner les fleurs plutôt que de se poser. Sa chenille est beaucoup moins véloce, elle nous fait ici une belle volte-face.

 

 

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          A la vue de ses longs poils plantés serrés que j'imagine très urticants, je ne toucherais pas à cette chenille. Même si ne sais à quelle espèce de papillon elle appartient.

 

 

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          Le clairon des abeilles n'est pas chargé de sonner le réveil des ouvrières chaque matin, par contre, ses larves sont redoutées dans les ruches sauvages ou délaissées, car elles se nourrissent du couvain.

 

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  Fais attention m'a dit la guêpe, Si tu approches encore, je te pique.

 

 

repertoire-6 1552           Il répond au nom de Petite Tortue, bien qu'il soit très présent en plaine, c'est toutefois en grand nombre que l'on peux le rencontrer en haute montagne jusqu'à plus de trois mille mètres d'altitude.

 

 

repertoire-6 1781-copie-1            La sésie de l'oseille est un papillon de très petite taille, sans ses couleurs vives qui attirent immaquablement l'attention, elle passerait inaperçue. Elle est ici posée sur un bourgeon de lavande.

 

 

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          Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément... C'est vrai qu'elle est bien effeuillée la marguerite.

 

 

 

repertoire-6 3744            Avec ses ailes supérieures à demi entrouverte en permanence, la Sylvaine semble avoir victime d'un accident. Il n'est pas rare de la voir voleter de graminées en tiges fleuries dans les prairies.

 

 

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          Voila bien longtemps que je n'avais vu un hanneton, sa larve est redoutée par les jardiniers, mais bon, souhaitons-lui bon vol.

 

 

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          Lorsqu'il se pose l'azuré referme rapidement ses ailes, ce qui, habituellement, nous prive de sa belle teinte turquoise qui contraste joliment ici avec le jaune de l'immortelle.

 

 

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           L'Argiope Bruennechi a tissé sa toile, puis, des heures durant, immobile,  elle attend patiemment qu'un insecte vienne se prendre au piège. Il lui suffit alors de quelques secondes pour emballer la pauvre petite bête, puis de la mettre en attente pour un repas futur.

 

 

repertoire-6 1911           La libellule bleue se rencontre très fréquemment aux abords des points d'eau et autres lieux humides. Si elle est brune, c'est qu'il s'agit d'une femelle.

 

 

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          La punaise assassin est une redoutable prédatrice, elle vient de capturer un lepture qui lui procurera un bon dîner.

 

 

 

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          Le longicorne rouge est reconnaissable à ses longues antennes et à sa couleur. En voici un qui arpente une scabieuse.

 

 

 

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          Le machaon ou grand porte-queue est à compter parmi les plus beaux papillons que l'on peut admirer en France.

 

 

repertoire-6 2183          Comment identifier cette araignée dévoreuse d'abeilles? Il suffit  de regarder le dessin sur son abdomen, il représente un célèbre buste, c'est donc l'araignée Napoléon.

 

 

 

repertoire-6 2178 lepture tachete

          La lepture tachetée est un coléoptère longicorne. les adultes ont une durée de vie assez courte, deux semaines à un mois. Ils se nourrissent de pollen et de nectar, avec une préférence pour les fleurs blanches.

 

 

repertoire-6 2180 trichodes octopunctatus

          Le trichodes octopunctatus  affiche une certaine ressemblance avec le clairon des abeilles, c'est normal, ils sont cousins. Mais je ne sais pas s'il est aussi vorace.

 

 

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 L'art du vitrail s'est-il inspiré d'une aile de libellule? c'est la question que je me pose. D'autres voient des petits canards tout le long l'abdomen. Et les plus érudits ont reconnu une rareté dans ce Gomphe de Graslin.

 

 

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          Dés les premiers beaux jours du printemps, les papillons aurore sont de sortie. Ils sont de couleur blanche avec l'apex des ailes supérieures orange pour les males. S'il est de couleur jaune, comme ce spécimen, c'est l'aurore de Provence.

 

 

 

Marc Août 2011 

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:58

 

 

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          L'arbre que l'on appelle en France, acacia, est en fait le robinier faux acacia, ou tout simplement robinier. Originaire du Nord de l'Amérique, il s'est très vite répandu. Son bois est réputé comme impustrescible, et son important système radiculaire contribue à la fixation des sols instables.

 

 

repertoire-6 1280          Sa spectaculaire floraison embaume les douces journées printanières, mobilisant ainsi les abeilles pour butiner les fleurs délicatement parfumées, et confectionner un miel considéré comme l'un des meilleurs.

 

 

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          Il  est très facile de réaliser des beignets avec ces mêmes fleurs. Il suffit d'en prélever quelques grappes sur les branches basses, lorsqu'elles sont encore jeunes, tout juste écloses.

 

 

repertoire-6 1283          On les place dans un saladier, on les saupoudre de sucre en poudre, puis, histoire de réveiller les parfums, on échappe dessus quelques gouttes d'alcool ( cognac par exemple ). Laisser macerer quelques heures.

 

 

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          Préparer une patte à crêpes un peu épaisse, y plonger les fleurs en les saisissant par leurs pédoncules.

 

 

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          Puis les plonger dans la bassine à frire lorsque l'huile est à la bonne température, les laisser dorer sur les deux cotés.

 

 

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          Dresser les beignets sur un plat dont le fond est garni de papier absorbant et saupoudrer de sucre.

 

 

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          J'oublie quelque chose. Ah oui, déboucher une bouteille qui va bien, et convoquer des amis.

 

 

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          Voilà un dessert simple et original, apprécié par les grands et adoré par les petits.

 

 

Marc Mai 2011

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:27

 

repertoire-6 1057Le printemps s'est manifesté avec beacoup d'avance cette année.

 

 

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Les cerisiers nous ont fait de belles promesses pour le début de l'été.

 

 

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On pardonnera au muguet de nous avoir apporté si vite un brin de bonheur.

 

 

repertoire-6 1067Toujours aussi assidues, les abeilles ont butiné partout, dans les pruniers.

 

 

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 Ou dans les muscaris.

 

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          De mon coté, je me suis amusé à faire quelques photos, comme ce soir de pluie sur les tulipes.

 

 

repertoire-6 1365 Contrarié l'iris? il semble vraiment froissé.

 

    

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Je ne sais trop quoi penser de la renoncule. Aussi belle et délicate que fragile et éphémère. 

 

 

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          La Rose Gaujard retient encore un peu ses secrets, Mme A. Mielland est dans la plénitude épanouie et la Super Star n'a pu s'empêcher un petit caprice.

 

 

 

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          En cette mi Avril, le muguet étant beaucoup trop en avance, j’en ai cueilli quelques brins, j’ai ajouté deux tulipes tardives et trois roses précoces. Content du résultat, j'ai photographié le bouquet comme pour le mettre en conserve. Ce qui me permet de l'offrir aujourd'hui 1er Mai à mes lectrices et lecteurs, qui en l'acceptant me feront le plus grand bonheur.

 

 

Marc 1er Mai 2011 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:20

 

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          Quelle est donc cette liane qui, chaque printemps, monte à l'assaut de la végétation dans les haies, les fourrés, les landes, les talus?

          C'est le tamier commun, ou herbe aux femmes battues. On en voit partout dans le sud-ouest de la France.  Malgré sa saveur amère, elle est très recherchée et consommée dans les départements de l'Aveyron, du Lot et du Tarn.

          Souvent récoltée à tort sous l'appellation d'asperge sauvage, il plus simple et plus juste de la nommer, respounchous.

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          Un bouquet suffit largement pour en faire une omelette.

 

 

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          Il convient pour cela, après les avoir rincés à grande eau, de ne conserver que la partie terminale de la tige, plus tendre.

 

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          Puis de les blanchir quelques minutes dans une eau légèrement salée.

 

 

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          Les faire frire rapidement dans une poêle, avec une huile de préférence neutre de goût.

 

 

repertoire-6 1246           Personnellement, pour atténuer un peu l’amertume des respounchous, je laisse tomber deux ou trois cuillères de ricotta sur la préparation.

 

 

repertoire-6 1248          Verser les œufs battus préalablement salés et poivrés.

 

 

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          Cuire l’omelette plus ou moins baveuse selon convenance personnelle.

 

 

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          Il ne reste plus qu’à faire glisser sur un plat et à consommer avant refroidissement.

 

 

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          Une autre recette consiste à mêler les respounchous, après blanchiment, à des pommes de terre bouillies accommodées avec des oignons, de l’ail, du persil, de l’huile et du vinaigre. Servies avec des œufs durs ou sur le plat, ou,  pourquoi pas, avec une tranche de Jambon.

 

 

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          Bon, ce n’est pas de la grande gastronomie, mais ça fait tellement plaisir de cuisiner des herbes que l’on a ramassées lors des balades.

 

 

Marc Avril 2011

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:07

 

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          A force de chercher les petites bêtes, on finit par les trouver. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin, un tour au jardin, ou les balades à la campagne suffisent pour les rencontrer. Souvent peu farouches, comme les syrphes, le téléphore ou les araignées dévoreuses d’insectes, il est aisé d’en faire des macros. Parfois insignifiantes à l'œil nu, ces petites créatures révèlent pas mal de jolis détails une fois visionnées sur l’écran.  La recherche de leurs noms, parfois bizarres, n’est pas moins amusante.

 
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          La punaise arlequin ou pyjama est souvent posée sur les ombellifères, elle est ici sur une inflorescence de persil.

 

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          Je voulais simplement photographier la fleur. Lorsque  j'ai visionné la photo, je me suis rendu compte qu'il s'y trouvait une sorte d'abeille. J'ai recadré et agrandi, il s'agissait d'un syrphe.

  repertoire-4 4716          La chenille du bombyx cul-brun possède des poils très urticants. Danger, ne pas toucher S.V.P.

 

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          Les points sur les coccinelles ne déterminent pas leur age mais ils indiquent l’espèce  à laquelle elles appartiennent. Ici c’est la coccinelle à deux points.

 

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          Gendarme, suisse, cordonier, soldat, diable, cherche-midi... Le Pyrrhocoris apterus collectionne les surnoms. Masque africain est celui que je lui préfère. Il appartient à la famille des punaises. 

 

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Le Cercopis vulnerata est à peu près de la taille du masque africain, lorsqu'il est dérangé, il fait des sauts comme une puce. Sa larve est responsable de la bave du coucou que l'on trouve le matin sur la végétation.

 

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          Nul besoin d’expliquer que le cardinal doit son nom à sa couleur. Elle le rend d'ailleurs beaucoup moins discret qu'il ne le souhaiterait.

 

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          Ce papillon de teinte verdâtre est un citron, qui habituellement présente un beau jaune vif. La décoloration est due au dimorphisme sexuel prononcé chez cette espèce. Nous sommes donc en présence d'une femelle.

 

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          Le bébé sauterelle (Phaneroptera nana) fait ses premiers pas sur le pétale d'un gazania.

 

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          C'est quoi ces petites boules sur la lavande? Allez, faisons marcher l'A.P.N. Ouah! je ne m'attendais pas à cette perle noire. C'est la chrysomèle du romarin.

 

repertoire-4 7645          Originale cette coccinelle à points carrés sur une feuille d'aubergine. C'est tout simplement la coccinelle à quatorze points.

 

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          Alors celle-ci, facile, c'est la coccinelle à neuf points. Perdu, la bande blanche sur l'avant du thorax identifie la coccinelle convergente. Son nombre de points peut varier, mais jamais plus de treize.

 

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          Séance de butinage pour le petit nacré, à ne pas confondre avec son grand frère, ou avec le tabac d'Espagne.

 

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          Il est fréquent de voir voler le lucane cerf-volant les soirs d'été. Il fait très peur aux enfants, et aller lui serrer la pince ne me tente pas vraiment.

 

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          La zérène du groseillier est beaucoup plus rare. Celle-ci me paraissait très fatiguée, elle était venue se reposer sur un œillet d'inde, peut être pour s'y éteindre.

 

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          Chez les égyptiens de l'antiquité, le scarabée était l'incarnation du dieu Khépri, symbole de vie éternelle et de renouveau, tel le soleil renaissant chaque matin. Pour nous, il est redevenu un obscur et sombre bousier...

 

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          Les syrphes sont très utiles au jardin, outre leur rôle pollinisateur, leurs larves consomment une grande quantité de pucerons.

 

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          La thomise inflige le baiser de la mort au gros bourdon.

 

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 Le Spilostethus pandurus est une punaise au corps très allongé, au premier abord je pensais assister impudiquement à un accouplement, la morale est sauve, cet insecte était bien seul.

 

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          Encore un petit point rouge dans le feuillage, c'est l'adoptère du noisetier qui est parti en vadrouille.

 

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          N'allons pas déranger le carpocaris, car comme beaucoup de punaises, il dégage une odeur désagréable lorsqu'il est importuné.

 

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          La libellule apporte un peu de légèreté. Pour tout dire, ce cliché ne m'appartient pas, je l'ai découvert dans les photos de vacances de ma fille Laurence. C'est mon petit fils Arnaud qui l'avait repérée et sa maman l'a photographiée. Comme quoi, ces images sont faciles à réaliser.

 

 

Marc Août 2010

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:32


          Ecrire un petit texte sur la journée du Formiga m'avait bien plu. Aussi, quelques jours plus tard, je reprenais une feuille blanche pour y coucher une autre balade, toujours dans la sierra de Guara en Espagne.

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         Demeure des sorcières, voilà le nom que les envahisseurs Arabes avait donné à ce canyon « Mascun ».

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          Rodellar, terminus de la route carrossable, deux rues principales sommairement empierrées et son église édifiée sur un tertre font de ce « pueblo » un sympathique point de départ.

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Nous accédons au cayon par un gros sentier muletier, puis, par une succession de corniches descendantes, au lit du rio en partie asséché. A la fuente (source) de Mascun, nous rencontrons un troupeau de chèvres en quête de quelques ronciers.

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          A partir de ce point la nature n’en a fait qu’à son gré. Au sommet de cette falaise, elle a percée une arche (le dauphin), ici sculpté une tour, la-bas isolé cet étrange monolithe dénommé « Cuca de Bellosta ». Pour la petite histoire, Bellosta était un habitant d’Otin qui, paraît il, était doté d’une impressionnante virilité… 

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          Sur l’autre rive du cayon, l’érosion a taillé les aiguilles de Cagates, c’est à dire, pénibles comme une colique. Haut dans le ciel, les vautours fauves planent interminablement, tandis qu’un de leur congénère est resté à la garde de l’aire posée sur cette vire aérienne. Nous voilà arrivés à une sorte de pont naturel auquel il manquerait la clé de voûte. Les nummulites foisonnent, ce sont des fossiles d’animaux qui vivaient au fond des mers à l’ère secondaire, il témoignent de l’origine marine de la région, avant que les Pyrénées ne se furent érigées.

 

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Par un sentier escaladant un éboulis, nous nous élevons lentement en direction d’un petit col d’où nous découvrons brusquement le village abandonné d’Otin. 

                              MA 016


         Tout aussi soudainement, arrêtant nos pas, figeant notre regard, l’émotion nous étreint. Pendant quelques secondes, dans la tête de chacun d’entre nous, se presse un étrange mélange de pensées et de sentiments. Il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent à la vue de ce village mort. Perdu sur son plateau désertique, pas un bruit ne s’en élève. 

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         Nous nous approchons en ayant la bizarre impression de violer ces vielles pierres, ignorant les semblants de clôtures, nous marchons vers le centre du village.

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          Commettons nous un sacrilège ? Devant l’église en ruine, émergeant des herbes folles, les croix de deux ou trois tombes qui n’ont plus personne pour les fleurir, nous obligent à une pensée pour ceux qui sont resté là, sont il oubliés de tous ?

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        Contournant le clocher qui a perdu ses campanes, nous pénétrons dans l’église en prenant garde de ne pas se piquer aux épines qui défendent l’entrée, la voûte est effondrée à nos pieds. Une peinture polychrome orne le dessus de l’autel qui a du unir tant de couples, bénir tant de nouveaux-nés, fêter tant de Noël et de Romièras  (Fête Aragonaise), supporter tant de souffrances et de vies besogneuses.

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           Le jour filtre à travers le toit du clocher, une lézarde le parcourt de haut en bas, il ne tardera pas à s’effondrer lui aussi. 

                                                            MA 027


          Une venelle bordée de murettes de pierres et traversant un bosquet de chênes nous conduit au centre du village. Il semble que c’est ici que la nature a commis le plus de dégâts. Les herbes couvrent les rues, les ronces gardent les maisons tout en les réduisant à la ruine, les branches s’échappent par les ouvertures béantes, les arbres s’élèvent au  travers des toits et les pierres retournent à leurs formes abstraites.

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           Malgré ce délabrement, ont se rend compte que certaines de ces demeures étaient belles et confortables. On sent qu’ici des hommes ont vécu  heureux mais difficilement. 

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          Puis petit à petit, cette existence s’est trouvée dépassée par le confort et la sécurité de la ville, un peu en marge de la société  moderne. A l’âge de travailler, les jeunes partaient pour la ville, les vieux mouraient, le village se vidait. Devenu trop petit pour survivre, le jour du décès de son dernier habitant, il s ‘est éteint. Cela fut le sort de dizaines de villages dans la sierra de Guara.

  

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Il nous faut reprendre la route. Nous rentrons par l’ancien chemin qui reliait les villages. Il traverse un plateau désolé, lui aussi abandonné par les troupeaux, les herbes poussent hautes, nul doute que la lande et le maquis reprendrons le dessus.

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          Après deux heures de marche harassante sous le soleil, nous retrouvons Rodellar. Ce village subira t’il le même sort qu’Otin ? La route goudronnée est parvenue jusqu'à lui, de belles oliveraies l’environnent, des champs de blé s’étirent à se pieds, les sonnailles des brebis lui donnent vie, les enfants courent dans ses rues, pour  l’instant, il est sauvé.

                                                                                         Marc été 1988

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:56


          Quelques jours après la rentrée des classes 1988, Corinne était très ennuyée par une rédaction qu'elle avait à rédiger. Je lui proposais donc de raconter, chacun à notre façon, une de nos balades de l'été. Voici ma version illustrée des diapositives que j'ai fait convertir en numériques.

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          Le canyon du Formiga est situé en Espagne dans la sierra de Guara. Malgré sa petite taille, sa beauté est comparable à celle des autres grands canyons, son parcours offre une merveilleuse randonnée.

 

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Au début de celle-ci, nous suivons un chemin de terre auprès duquel quelques arbres dispensent leur ombre bienfaitrice. En prenant de l’altitude, le paysage se transforme, les arbres laissent la place à une végétation plus réduite, l’ombre a disparue, la chaleur devient insupportable, les branches des arbustes nous fouettent le visage, les épines nous écorchent les jambes, des cailloux roulent sous nos pieds.

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           La lavande le thym et le romarin s’unissent pour nous offrir un parfum suave et tenace. De temps en temps, une fleur égaye le paysage de ses couleurs vives. Surprenant nos pas, quelques insectes fuient notre approche dans un bruissement d’ailes caractéristique. Nous sommes en plein maquis méditerranéen, à quelques kilomètres à peine des Pyrénées. Les falaises du canyon se rapprochent. 

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          Les ocres se mêlent aux rouges et les gris se fondent aux blancs. Certaines parties sont entièrement lissées par les eaux de ruissellement, d’autres au contraire sont percées d’une multitude de cavités où nichent les grands vautours fauves qui nous survolent depuis le départ. Certaines parois altérées par l’érosion et parcourues de longues fissures fourniraient certainement de bons motifs d’escalade à des grimpeurs aguerris. 

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          Soudain, alors que nous accédons au flanc de la falaise grâce à une « faja » (sorte de corniche naturelle taillée dans la roche par l’érosion), nous apercevons le porche d’une grotte, Nous nous approchons, il s’agit d’un immense abri sous roche qui devait servir de refuge aux moutons et aux bergers car ces derniers avaient cerné ses abords de murettes de pierres sèches, afin d’éviter que leurs bêtes ne s’abîment au fond du canyon. 

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          Cette plate forme fraîche et ombragée nous paraît bien accueillante, mais nous devons reprendre la progression sur la faja assez vertigineuse par son étroitesse et son sol déversé vers le vide. Plus loin une sente descendante va nous permettre de rejoindre le lit du rio. Un court ressaut l’interrompt, nous effectuons un rappel. Ceci consiste à descendre d’un point à un autre à l’aide d’une corde.

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          Nous voilà au bord du rio. Nous remplaçons nos jeans qui nous ont protégé des épines, par des short et les plaçons dans des sacs étanches à l’intérieur de nos sacs à dos. Nous conservons un tee-shirt et nos chaussures de tennis afin de protéger nos pieds et éviter les dangereuses glissades.

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          L’eau couleur émeraude court entre les rives de calcaire ocre, les tourbillons nous masquent le fond. Le premier bain est saisissant, heureusement nous avons encore pied et cela me rassure. 

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          Nous quittons cette première vasque en grimpant sur un petit bloc du haut duquel par un saut nous nous retrouvons dans une seconde plus profonde encore. Et subitement alors que notre immersion est complète et qu’il nous est nécessaire de nager, notre appréhension a disparue comme emportée au fil de l’eau. 

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          Les passages aquatiques alternent agréablement avec les chaos rocheux, ce qui nous permet de nous réchauffer un peu.

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Tiens cette pierre a un aspect bizarre, je m’avance, il s’agit d’une souche d’arbre que l’eau du rio chargée de calcaire a complètement pétrifiée.

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           Plus loin une cascade d’une dizaine de mètres de haut s’oppose à notre progression, un nouveau rappel permet de franchir l’obstacle. Cette descente sous la trombe m’impressionne, le bruit de la chute est assourdissant.

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          La réception  s’effectue dans l’eau, entre deux parois écartées d’un mètre à peine, il fait très sombre, le froid semble plus vif. La nage dans ce ténébreux  défilé dont nous n’avons idée de la profondeur serait angoissante, si nous n’apercevions quelques dizaines de mètres plus loin, la rassurante lumière du soleil sur les rochers blancs. 
         

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          Encore quelques vasques où nous croisons la nage d’un groupe de poissons, et nous arrivons à un petit pont qui marque la fin de la partie aquatique. Nous reprenons le  chemin et j’en profite pour cueillir un petit bouquet de lavande.

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           Cet étroit contact avec la nature m'a enthousiasmé. Les plus belles images que j’ai fixées ne le sont certainement pas sur la pellicule mais sûrement dans ma tête, où, avec le temps elles deviendront plus belles encore. Au terme de cette journée d’été si bien remplie, au plus profond de moi, s’est enraciné une idée, revenir.

                                                                                          Marc été 1988

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 14:40

 

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          Raconter un passé de près de quarante années n'est pas facile. Mais cela me fait tellement plaisir de faire un petit montage sur ce qui a été une des  périodes les plus riantes de ma vie, que je ne resiste pas à aborder la difficulté. 

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          Ce passé m’est récemment remonté à la mémoire. J’ai recherché des traces de cette formation  sur la toile, je suis tombé sur « copains d’avant » je me suis inscrit et j’ai eu deux contacts, malheureusement, l’un avait quitté cette musique quelques mois avant mon arrivée, l’autre l’avait rejointe peu après mon départ. Jean Luc a même eu la gentillesse de me joindre par téléphone, bien que nous ne nous connaissions pas, nous avons longuement évoqué des souvenirs qui nous étaient bizarrement communs. Il m’a aussi communiqué les coordonnées du tambour major. D’un département limitrophe du mien, cela m’a permis de lui rendre une petite visite riche d’émotions et d’anecdotes.

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          Cette musique, basée à Pau dans les Pyrénées Atlantiques, était constituée d’environ soixante dix à quatre vingt  exécutants, pratiquement tous militaires appelés sous les drapeaux et seulement quatre engagés pour assurer l’encadrement. Un chef de musique pour diriger l’ensemble, bien que beaucoup plus mélomane que militaire, il nous menait à la baguette. Un adjudant-chef et tambour-major (tonton) emblématique figure de prou, il nous tenait d’une main de fer qui dissimulait mal sa bonhomie. Un sergent-chef trompettiste et copain à l’occasion qui assurait de temps à autre, le remplacement du tambour-major. Et un sergent saxophoniste chargé du recrutement des musiciens. La tâche du sergent recruteur n’était pas simple, tous les deux mois il lui fallait faire le tour de la division, étendu sur tout le Sud-Ouest de la France,  à la recherche de nouveaux musiciens. Sur douze mois d’armée, les deux premiers étaient consacré aux classes, il n’en restait plus que dix pour la musique. Donc, tous les deux mois, six à huit appelés nous quittaient et autant nous rejoignaient pour compléter les manques dans les pupitres.

 

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Nous étions hébergés, au camp d’Idron, par le 1er RCP, 1er Régiment de Chasseurs Parachutiste que nous avions renommé, 1er Régiment de Clarinettes et Pipeaux. Trois cabanes Filliod nous étaient affectées.

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Nos journées ordinaires commençaient par l’inévitable rapport, suivi par une heure de «filage de son» histoire de se faire les lèvres (je ne sais pas comment s’occupait les tambours, peut-être faisaient-ils des mouvements de poignets). Puis, Après un café, deux heures de répétition générale nous permettaient les indispensables mises au point. Le repas de midi avalé, chaque pupitre allait répéter dans son coin, avec mon tuba j’appartenais à celui des basses, la place ne manquait pas au milieu des champs de maïs. Si le temps ne le permettait pas, nous répétions dans les chambres, baptisées du nom d'un compositeur, la mienne s'appelait Saint-Saëns. Il y avait bien sur les petits travaux d’entretient, d’aménagement, les corvées et même parfois un peu de jardinage autour des cabanes. En fin d’après midi, les gradés rejoignaient leurs domiciles, ce qui nous permettait de nous rendre à Pau, parfois avec une permission et plus généralement en passant par le « trou » de toute façon lorsque nous rentrions, la permission était devenue obsolète.

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          Deux ou trois fois par semaines, cet emploi du temps réglé comme du papier à musique était bousculé par les nombreuses manifestations où nous avions à nous produire. Cela pouvait aller de l’inauguration d’un boulevard palois aux festivals de musiques. En passant par les fêtes patronales des différents régiments de la division, les Saint-Michel communes à tous, en un an j’ai du en fêter trois ou quatre, les réceptions au « hameau » PC de la division, tout proche de notre camp. Et, pratiquement tous les dimanches, une journée commémorative dans une localité du Sud-Ouest. Elle commençait par la messe, suivi de la cérémonie au monument aux morts, puis d’un défilé, avant d’animer le vin d’honneur auquel nous étions conviés. Les repas améliorés, les méchouis et les  banquets n’étaient pas rares non plus.

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Pour assurer ces prestations, un répertoire diversifié nous était nécessaire. A commencer par la Marseillaise à connaître par-cœur, et à ne jouer qu'avec la partition, les couacs n’étaient pas les bienvenus. Les marches militaires revenaient fréquemment avec, parmi bien d’autres, Les Dragons de Noailles, Go la 25, Auprès de ma blonde et sa copine La Madelon. Pour les messes, la musique classique s’imposait, je me souviens du Canon double de Pachelbel, de l’adagio d’Albinoni, ou encore de l’Aria de Bach. La variété était présente dans les concert, L’Amérique de Joe Dassin était devenue Yellow River, et le Yellow-submarine des Beatles avait été repeint en Sous-marin vert, Saint Preux venait d’écrire son Concerto pour une voix, il se trouvait lui aussi parmi nos cartons. Nous jouions également, le Pont de la rivière Kwai, je devrais plutôt dire nous sifflions. Enfin, pas pour moi, car on m’avait demandé d’assurer l’accompagnement avec le tuba. Les hymnes étrangers nous donnaient pas mal de fil à retordre, pour le coup, après la première lecture ils nous semblaient vraiment, étrange. Après un nouveau déchiffrage et relecture, il fallait bien se rendre à l’évidence. Nous les servions donc ainsi, aucune délégation étrangère ne nous a jamais fait aucun reproche, peut-être n’avaient-elle pas osé. 

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         Généralement, le public nous réservait un très bon accueil. Une des plus belles images qui me reste en mémoire, est sans doute celle de ces femmes âgées, des chaussures au foulard toute de noir vêtues, qui, après le festival de musique folklorique d’Oloron Sainte-Marie, nous faisait au revoir en agitant un mouchoir blanc au bout de leurs mains qui avaient sans doute beaucoup donné. IL est vrai que pratiquer la musique à temps complet ne pouvait que nous améliorer. De plus certains de mes camarades étaient possesseur d’un prix de conservatoire. Cela n’était pas mon cas, ma formation musicale s’était arrêtée aux portes du cours supérieur, elle m’était tout de même suffisante pour être responsable de pupitre. Lors des défilés, chaque grande place était mise à profit pour effectuer une figure, grand moulin, colimaçon…

 

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          Certains musiciens possédaient leurs propres instruments, je me souviens notamment d’un basson et d’un clavier électrique (un des premiers que je voyais). Ils nous rendaient d’énormes services en concert, mais inappropriés pour les défilés, leurs propriétaires se chargeaient alors, de la grosse caisse et des cymbales.

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            Vers la fin de mon service, devenu l’un des deux plus anciens du pupitre, il avait fallu que je me glisse dans l’hélicon. C’était amusant de fermer la marche, avec, comme disaient les enfants, la grosse trompette. Les parents me sollicitaient souvent pour photographier leurs bambins à mes cotés.

 

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De temps à autre, on nous proposait quelques places dans un avion pour aller sauter, il nous suffisait de nous inscrire. Bien sur que l’on avait un peu peur, mais l’exaltation de cette petite aventure prenait le dessus. Le chef de musique était le plus inquiet, non breveté para, il n’appréciait pas cette activité et craignait que l’on se casse une cheville, ce qui nous aurait rendu indisponible pour les prochains défilés. IL est vrai que sous la coupole d’un parachute, on est jamais à l’abri d’un pépin… Curieusement, le saut qui me laisse le meilleur souvenir, est celui que j’ai effectué de nuit. Il me semble l’avoir vécu en totale sérénité, que ce soit dans sa préparation ou dans sa réalisation. Dès la sortie de l’avion, passé la sensation d’arrachement consécutive à l’ouverture du parachute, je me sentais bien. L’habituelle impression de silence était encore plus forte, le vent paraissait nul, aucune odeur n’était ressentie. Brusquement, une voix assez proche a troublé le silence « ça va Lulu » une réponse plus lointaine est sortie d’une gorge irritée « vois rien en dessous » Effectivement, sous nos pieds inutiles, c’était noir. Au loin les lumières de Pau et celles de la raffinerie de Lacq étaient bien visibles, même les Pyrénées au Sud étaient nettement distinctes. Le silence était revenu et j’avais l’impression de m’enfoncer dans une matière fluide et homogène, douce et soyeuse. Tout d’un coup, j’ai senti que le sol était proche, peut-être une odeur, ou bien les lumières qui avaient disparues, sans doute masquées par un rideau d’arbres. Je prends la position d’atterrissage, jambes serrées, légèrement fléchies, comme le dos, les coudes contre le corps, le menton sur la poitrine et la tête bien enfoncée entre les épaules. Je n’ai rien oublié, un peu crispé mais prêt. Quelques secondes passent, rien, je me relâche. Vlan ! me voilà lamentablement étalé au sol et la voile s’affale à mes cotés. Je me relève, pas de casse, je brasse mon parachute et je cours pour dégager la zone de saut, vers les bâtiments ou les lumières viennent de se rallumer. Je suis prêt à recommencer, mais cela n’est pas possible.

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Contrairement à beaucoup de mes camarades qui venaient de l’autre bout de la France, Bretagne, Nord, Alsace, Savoie… mon domicile n’était situé qu’à une quarantaine de kilomètres. Ceci me permettait à chaque permission, pratiquement tous les lundis, de retrouver Françoise qui se libérait pour l’occasion. Nous étions très heureux, mais dans l’insouciance de nos vingt ans, je ne sais si nous nous en rendions vraiment compte.


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Cela se passait pendant les années 1970/71, la quille tant attendue est pourtant bien vite arrivée. La vie active me tendait les bras, tout comme Françoise, pour écrire une autre histoire.



                                                                                                                                              Marc Décembre2009

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 19:50

 

         
             

          La flore des Pyrénées est si riche et si diversifié qu’il est aisé de lui consacrer un article. Certaines espèces sont déjà passées sur ce blog, il en reste beaucoup d’autres, en voici une petite sélection.

         Plus ou moins répandues, bien que présentes dans la pharmacopée, elles peuvent être toxiques, comme la digitale pourpre, d'autres à l’image de l’arnica font du bien là ou ça fait mal, mais toutes, dont les orchis sont là pour le plaisir des yeux.

     





 

Le rosier des Alpes a la particularité de ne pas posséder d'épines.



     

          En bordure des chemins ombragés, la frêle ancolie et le géranium des bois se tiennent compagnie.



La linaigrette affectionne les tourbières, c'est une herbe aux poils.

   
 



          Endémique discrète et rare, la ramonde des pyrénéees se cache dans les rochers humides et ombragés de l'étage montagnard. Apparentée au saintpaulia, elle est l'unique représentante de sa famille en France.


 
 



 Les cirses sont représentés par plusieurs espèces, attention, qui s'y frotte s'y pique.



         

          La laitue de Plumier porte haut ses inflorescences bleues au- dessus de la prairie, ponctuée des boules d'or des trolles d'Europe.







          Le panicaut de Bourgat est souvent cueilli par des mains courageuses sous l'impropre appellation de chardon bleu des Pyrénées.






          L'aconit napel est une belle empoisonneuse, toutes les parties de la plante sont toxiques, l'ingestion de deux à trois grammes de ses racines suffisent à causer la mort.






Gros plan sur le capitule d'une scabieuse.






          Lorsqu'au mois de juillet le tour de france escalade les cols, les iris des Pyrénées, ici en compagnie de grandes astrances, bleuissent les pentes alentours.




La platanthère chlorantha est une orchis qui se plait dans les station fraîches.






          Tandis que sa cousine, l'orchis tachté, dévoile ses fines veinures parmis les herbes de la pelouse.



     

          Les abords du sympatique petit lac du Montferrat sont joliment fleuris par le doronic et l'arméria (gazon d'Olympe).






 L'edelweis n'est pas si rare que cela dans les massifs calcaires.






     

           Les massif montagneux possédent leurs endémiques, les Pyrénées en abritent quelques unes comme le géranium cendré fréquent sur toute la chaîne, ou le géranium d'Andress limité aux abords des cabanes des montagnes basques.





          Après plusieurs années, la rosette de la joubarde des montagnes étire sa belle hampe florale, puis elle se déssèche et meurt.





     

           L'aster des Alpes est présent sur pratiquement toutes les montagnes du monde. Sa belle floraison n'en est pas pour autant des plus communes.














 
           
                   
                       A tout seigneur tout honneur, j'aurais du commencer par là, mais j'ai voulu terminer par de belles notes.

     Le lis phalangère aux blanches inflorescences se rencontre souvent.
     Le martagon, assez fréquent, est magenta avec des taches pourpres.
     Jaune ponctué de brun, est le lis des Pyrénées, magnifique endémique du massif, sa beauté n'a d'égale que sa rareté.
       
     
         





                                                                                                                                                                          Marc Août 2009

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